Award-Winning Global Lifestyle Magazine

Dossier : La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC)

0 15 073

La zone de libre-échange continentale (ZLEC), est un projet de zone de libre échange en cours de création sur une grande partie de l’Afrique.

Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’union du Maghreb arabe et la communauté des États sahélo-sahariens. Le projet vise à regrouper au total 55 États dans une zone de libre-échange.

La décision de lancer le projet de zone de libre-échange continentale a été prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine. L’objectif fixé pour créer cette zone de libre-échange est l’année 2017.

Le processus de négociation est lancé en juin 2015 à Johannesburg lors de la 25e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine. Lors de cette session, les objectifs, les principes, la feuille de route pour créer la ZLEC sont fixés.

En février 2016, le premier forum de négociation de la zone de libre-échange continentale s’est tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Le même mois, une réunion s’est tenue à Abidjan pour préparer ce forum, regroupant en plus des communautés régionales listées ci-dessus, des membres des Nations unies, de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement et des membres de la société civile.

En mai 2016, le deuxième forum de négociation de la zone de libre-échange continentale s’est tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Il vise à définir les contours de la ZLEC, le tout en collaboration avec les Nations unies et l’Union africaine.

En octobre 2016, le troisième forum de négociation de la zone de libre-échange continentale s’est tenu à Addis-Abeba.

Le , 44 pays sont signataires lors d’un sommet à Kigali. Quelques autres pays qui ont des réserves ne rejoignent pas le projet, tels que le Nigéria, le Burundi, l’Érythrée, la Namibie et la Sierra-Leone.

Fin décembre, il ne restait que la ratification de 7 États sur les 22 nécessaires pour sa mise en place. Le 2 avril 2019, la Guinée est devenue le 22e pays à ratifier la ZLEC, et à permis ainsi d’atteindre le seuil à partir duquel la mise en vigueur prévue le 30 mai 2019 a lieu.

 

La Zone de libre-échange continentale africaine – Questions et réponses

1.En quoi l’existence d’une zone de libre-échange continentale africaine peut-elle offrir des possibilités commerciales qui changeront le visage de l’industrialisation en Afrique, conformément à la vision de l’Agenda 2063, « l’Afrique que nous voulons » ?

  • La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) s’étendra sur un marché de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut (PIB) de 2 500 milliards de dollars dans l’ensemble des 55 États membres de l’Union africaine. Du point de vue du nombre des pays participants, elle sera la plus grande zone de libre-échange du monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • La ZLECA est également un marché très dynamique. Selon les projections, l’Afrique comptera 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050, soit 26 % de la population mondiale en âge de travailler, et verra son économie croître deux fois plus rapidement que celle des pays développés.
  • Avec des tarifs moyens de 6,1 %, les entreprises sont actuellement confrontées à des droits de douane plus élevés lorsqu’elles exportent en Afrique plutôt qu’en dehors du continent. La ZLECA éliminera progressivement les droits de douane sur le commerce intra-africain, ce qui permettra aux entreprises africaines de négocier plus facilement sur le continent, de répondre aux demandes du marché africain en pleine croissance et de profiter des avantages offerts par ce dernier.
  • L’intégration du continent en une zone d’échanges commerciaux unique offre de grandes possibilités aux entreprises commerciales et aux consommateurs dans toute l’Afrique et permet d’assurer un développement durable dans la région la moins avancée du monde. La Commission économique pour l’Afrique (CEA) estime que la ZLECA pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3 % en éliminant les droits de douane à l’importation, et le doubler si les obstacles non tarifaires sont également réduits.

 

TELECHARGEZ LA DOCUMENTATION OFFICIELLE : ZLECA

 

Leave A Reply

Your email address will not be published.